Dans cet article
- La franchise en base de TVA permet aux micro entreprises de ne pas facturer la TVA tant que leur chiffre d’affaires reste sous les seuils légaux
- En 2026, le seuil unique de franchise est fixé à 25 000 euros pour toutes les activités, après la réforme entrée en vigueur au 1er mars 2025
- Les anciens seuils différenciés (91 900 euros pour la vente et 36 800 euros pour les services) ne s’appliquent plus aux nouvelles situations
- Le dépassement du seuil entraîne l’obligation de collecter et reverser la TVA dès le premier jour du mois de franchissement
- Un micro-entrepreneur peut aussi opter volontairement pour la TVA afin de récupérer la taxe sur ses achats professionnels
- La mention obligatoire « TVA non applicable, article 293 B du CGI » doit figurer sur chaque facture en régime de franchise
Sommaire
- Principe de la franchise en base de TVA pour les micro entreprises
- Les seuils de TVA applicables aux micro entreprises en 2026
- Réforme 2025 : ce qui a changé pour la TVA en micro entreprise
- Obligations de facturation sans TVA
- Dépassement du seuil : que faire quand la TVA devient obligatoire
- Opter volontairement pour la TVA : avantages et inconvénients
- Déclarations et paiement de la TVA en pratique
- Cas particuliers : activités internationales et diaspora
Principe de la franchise en base de TVA pour les micro entreprises
La tva micro entreprises constitue l’une des questions les plus fréquentes chez les créateurs d’activité en France. Le régime de la micro-entreprise, aussi appelé régime de l’auto-entrepreneur, offre une simplification administrative considérable. Parmi les avantages de ce statut figure la franchise en base de TVA, un dispositif fiscal qui dispense le micro-entrepreneur de facturer la taxe sur la valeur ajoutée à ses clients.
Concrètement, un entrepreneur en franchise de TVA ne collecte pas cette taxe sur ses ventes de biens ou de prestations de services. En contrepartie, il ne peut pas non plus déduire la TVA payée sur ses propres achats professionnels (fournitures, matériel, logiciels, sous-traitance). Ce mécanisme est défini par l’article 293 B du Code général des impôts, qui pose les conditions et les seuils de chiffre d’affaires en dessous desquels la franchise s’applique.
Ce régime profite avant tout aux petites structures dont la clientèle est composée de particuliers. Pour ces derniers, l’absence de TVA se traduit par un prix final plus bas, ce qui constitue un avantage concurrentiel direct. En revanche, lorsque les clients sont des entreprises assujetties, la donne change : ces clients ne peuvent pas récupérer de TVA sur les factures reçues, ce qui peut les inciter à se tourner vers des fournisseurs qui facturent la taxe.
Pour les entrepreneurs de la diaspora qui souhaitent créer une entreprise ou développer une activité entre la France et l’Afrique de l’Ouest, comprendre le fonctionnement de la tva en micro entreprise est indispensable pour établir une tarification cohérente.
Les seuils de TVA applicables aux micro entreprises en 2026
Le régime de franchise en base de TVA repose sur des seuils de chiffre d’affaires à ne pas dépasser. Depuis la réforme entrée en vigueur en 2025, ces seuils ont été profondément modifiés. Le tableau ci-dessous récapitule la situation applicable en 2026.
| Critère | Avant la réforme (jusqu’en 2024) | Depuis le 1er mars 2025 |
|---|---|---|
| Seuil franchise TVA : vente de marchandises | 91 900 € | 25 000 € |
| Seuil franchise TVA : prestations de services | 36 800 € | 25 000 € |
| Seuil majoré (tolérance) : vente de marchandises | 101 000 € | 27 500 € |
| Seuil majoré (tolérance) : prestations de services | 39 100 € | 27 500 € |
| Mention obligatoire sur facture | Oui (art. 293 B du CGI) | Oui (art. 293 B du CGI) |
| Possibilité d’option volontaire pour la TVA | Oui | Oui |
Le seuil unique de 25 000 euros concerne désormais toutes les activités, qu’il s’agisse de vente de marchandises, de prestations de services ou d’activités mixtes. Ce changement a eu un impact significatif sur de nombreuses micro entreprises tva dont le chiffre d’affaires se situait entre 25 000 et 91 900 euros : ces entreprises sont passées d’un régime sans TVA à un régime avec TVA.
Le seuil majoré de 27 500 euros fonctionne comme une tolérance : si le chiffre d’affaires dépasse 25 000 euros mais reste sous 27 500 euros, la franchise est maintenue pour l’année en cours mais sera perdue l’année suivante si le dépassement se reproduit. Au-delà de 27 500 euros, la TVA devient applicable immédiatement.
Réforme 2025 : ce qui a changé pour la TVA en micro entreprise
La loi de finances pour 2025 a introduit un abaissement considérable des seuils de franchise. Initialement prévue au 1er janvier 2025, l’entrée en vigueur a été reportée au 1er mars 2025, après une mobilisation des organisations représentatives des auto-entrepreneurs et des artisans. Le gouvernement a accordé ce délai pour permettre aux professionnels de s’adapter.
Cette réforme visait plusieurs objectifs selon les services du ministère de l’Économie : harmoniser les seuils entre activités, lutter contre les distorsions de concurrence et augmenter les recettes fiscales. Toutefois, elle a suscité de vives réactions parmi les micro-entrepreneurs, en particulier ceux exerçant dans la vente de marchandises qui bénéficiaient auparavant d’un seuil de franchise à 91 900 euros.
Les conséquences pratiques de cette réforme pour la micro entreprise tva sont multiples :
- Hausse des prix pour les clients particuliers : les micro-entrepreneurs dépassant 25 000 euros de chiffre d’affaires doivent désormais ajouter la TVA à leurs tarifs, ce qui augmente le prix final
- Nouvelles obligations déclaratives : inscription au régime de TVA, dépôt de déclarations périodiques, tenue d’une comptabilité plus rigoureuse
- Possibilité de récupérer la TVA sur les achats : en contrepartie, ces entreprises peuvent déduire la TVA payée sur leurs charges professionnelles
- Complexité administrative accrue : gestion des numéros de TVA intracommunautaire, facturation conforme, suivi des encaissements
Pour les entrepreneurs de la diaspora guinéenne en France qui gèrent des activités de commerce entre les deux pays, ces changements impliquent une révision complète de leur politique tarifaire et de leur gestion administrative.
Obligations de facturation sans TVA
Tant qu’un micro-entrepreneur bénéficie de la franchise en base, ses factures doivent respecter des règles précises. L’omission de la mention légale ou l’ajout erroné de TVA sur une facture peut entraîner des sanctions fiscales.
Chaque facture émise en régime de franchise doit obligatoirement comporter la mention suivante : « TVA non applicable, article 293 B du Code général des impôts ». Cette phrase informe le client que le prix indiqué est un prix net, sans TVA. Aucun montant de TVA ne doit apparaître sur le document, ni en ligne, ni dans un récapitulatif.
Les autres mentions obligatoires sur les factures restent identiques à celles de tout professionnel :
- Numéro de la facture (séquence chronologique continue)
- Date d’émission
- Identité du vendeur : nom, prénom, adresse, numéro SIRET
- Identité de l’acheteur : nom ou raison sociale, adresse
- Description détaillée de la prestation ou du produit vendu
- Quantité et prix unitaire hors taxes
- Montant total à payer
- Conditions de paiement et pénalités de retard
Le site des impôts rappelle qu’un micro-entrepreneur en franchise ne dispose pas de numéro de TVA intracommunautaire, sauf s’il en fait la demande spécifique pour des achats intracommunautaires dépassant 10 000 euros par an. Cette situation concerne notamment les entrepreneurs qui importent des produits depuis d’autres pays de l’Union européenne.
Pour les professionnels qui travaillent avec des partenaires en Afrique de l’Ouest et souhaitent comprendre les enjeux fiscaux transfrontaliers, l’article sur la fiscalité des expatriés en Afrique apporte des compléments utiles.
Dépassement du seuil : que faire quand la TVA devient obligatoire
Le passage à la TVA représente une étape charnière pour toute micro-entreprise en croissance. Le dépassement du seuil de franchise déclenche une série d’obligations que l’entrepreneur doit anticiper pour éviter les erreurs.
Lorsque le chiffre d’affaires annuel dépasse 25 000 euros (seuil de base) mais reste sous 27 500 euros (seuil majoré), le micro-entrepreneur conserve la franchise pour l’année civile en cours. Si ce dépassement se reproduit l’année suivante, la franchise est perdue au 1er janvier de la troisième année. En revanche, si le chiffre d’affaires dépasse 27 500 euros, la TVA devient applicable dès le premier jour du mois de dépassement.
Les étapes à suivre lors du passage à la TVA sont les suivantes :
- Demander un numéro de TVA intracommunautaire auprès du service des impôts des entreprises (SIE) compétent. Ce numéro est attribué gratuitement sous quelques jours.
- Modifier ses factures : ajouter le numéro de TVA, le taux applicable et le montant de la taxe. Le prix hors taxes et le prix toutes taxes comprises doivent apparaître distinctement.
- Choisir un régime de déclaration : régime réel simplifié (déclaration annuelle avec acomptes semestriels) ou régime réel normal (déclarations mensuelles ou trimestrielles).
- Adapter sa comptabilité : tenir un registre des achats et des ventes incluant les montants de TVA collectée et déductible.
- Réviser ses tarifs : décider si la TVA sera absorbée dans la marge ou répercutée sur le client final.
La question de la répercussion de la TVA sur les prix est cruciale. Un micro-entrepreneur qui vend des prestations de services à des particuliers et qui doit soudainement ajouter 20 % de TVA risque de perdre en compétitivité. Plusieurs stratégies sont possibles : absorber partiellement la taxe en réduisant sa marge, ajuster progressivement les tarifs, ou cibler davantage une clientèle professionnelle qui récupère la TVA.
Les entrepreneurs qui envisagent de structurer leur activité différemment peuvent également considérer le portage salarial comme alternative au statut de micro-entrepreneur, notamment pour les missions de conseil ou de prestation intellectuelle.
Opter volontairement pour la TVA : avantages et inconvénients
Un aspect souvent méconnu du régime de la tva micro entreprises est la possibilité d’opter volontairement pour l’assujettissement à la TVA, même lorsque le chiffre d’affaires reste en dessous du seuil de franchise. Cette option peut se révéler pertinente dans plusieurs situations.
Les avantages de l’option pour la TVA sont les suivants :
- Récupération de la TVA sur les investissements : l’achat de matériel, de véhicule professionnel ou de logiciels coûteux génère une TVA déductible qui peut représenter plusieurs milliers d’euros
- Crédibilité auprès des clients professionnels : les entreprises clientes préfèrent souvent des fournisseurs qui facturent la TVA, car elles peuvent la déduire de leurs propres déclarations
- Transparence sur les prix : en affichant des prix hors taxes, le micro-entrepreneur se compare plus facilement à ses concurrents assujettis
- Préparation à la croissance : anticiper le passage à la TVA permet de lisser la transition administrative et commerciale
Les inconvénients de l’option pour la TVA ne doivent pas être négligés :
- Hausse du prix final pour les particuliers : un artisan ou un prestataire travaillant exclusivement avec des particuliers verra ses tarifs augmenter de 10 à 20 % selon le taux applicable
- Charge administrative supplémentaire : déclarations de TVA régulières, suivi rigoureux de la TVA collectée et déductible, conservation des justificatifs
- Engagement de deux ans : l’option pour la TVA lie l’entrepreneur pendant une période minimale de deux années civiles. Il ne peut pas revenir en franchise avant l’expiration de ce délai
- Trésorerie à surveiller : la TVA collectée sur les ventes doit être reversée à l’État, ce qui impose de ne pas consommer cette somme entre deux déclarations
Pour prendre une décision éclairée, il est recommandé de réaliser une simulation chiffrée en comparant le montant de TVA que l’on collecterait sur les ventes avec le montant de TVA que l’on pourrait récupérer sur les achats professionnels. Si les achats professionnels sont faibles (activité de conseil, par exemple), l’option est rarement avantageuse. Si les achats sont élevés (commerce, BTP), elle peut générer un gain net. Les professionnels du BTP en Afrique qui disposent aussi d’une micro-entreprise en France sont particulièrement concernés par cette analyse.
Déclarations et paiement de la TVA en pratique
Une fois assujetti à la TVA, que ce soit par dépassement du seuil ou par option volontaire, le micro-entrepreneur doit se conformer à des obligations déclaratives précises. Le non-respect de ces obligations expose à des pénalités et majorations.
Deux régimes de déclaration sont accessibles aux micro entreprises tva :
Le régime réel simplifié convient aux entreprises dont la TVA annuelle nette n’excède pas 15 000 euros. L’entrepreneur dépose une déclaration annuelle récapitulative (CA12) et verse deux acomptes semestriels : le premier en juillet, le second en décembre. Ce régime limite les formalités à trois échéances par an, ce qui est adapté aux petites structures.
Le régime réel normal impose des déclarations mensuelles (CA3). Il devient obligatoire lorsque la TVA nette annuelle dépasse 15 000 euros. Certains entrepreneurs choisissent ce régime même en dessous de ce seuil pour bénéficier d’un suivi plus régulier de leur trésorerie et éviter les décalages importants entre collecte et reversement.
Le calcul de la TVA à reverser suit une logique simple :
| Élément | Description | Exemple chiffré |
|---|---|---|
| TVA collectée | TVA facturée aux clients sur les ventes | 2 000 € (sur 10 000 € HT à 20 %) |
| TVA déductible | TVA payée sur les achats professionnels | 400 € (sur 2 000 € HT d’achats à 20 %) |
| TVA nette à reverser | Différence entre TVA collectée et TVA déductible | 1 600 € |
| Crédit de TVA (si négatif) | TVA déductible supérieure à la TVA collectée | Remboursement ou report possible |
Les déclarations se font exclusivement en ligne, sur le site impots.gouv.fr, via l’espace professionnel. L’entrepreneur doit au préalable créer son espace et activer les services de déclaration de TVA. Le paiement s’effectue par prélèvement automatique ou par télérèglement.
Il est essentiel de conserver tous les justificatifs d’achat pendant au moins six ans : factures fournisseurs, tickets de caisse professionnels, relevés bancaires. En cas de contrôle fiscal, l’administration vérifiera la cohérence entre les montants déclarés et les pièces justificatives.
Les entrepreneurs qui gèrent des flux financiers entre la France et l’Afrique de l’Ouest peuvent également s’intéresser aux solutions de paiement en ligne en Afrique et aux fintechs africaines pour optimiser leurs transactions.
Cas particuliers : activités internationales et diaspora
La question de la tva en micro entreprise prend une dimension supplémentaire lorsque l’activité comporte un volet international. Plusieurs situations méritent une attention particulière.
Prestations de services à destination de l’étranger : lorsqu’un micro-entrepreneur français fournit une prestation de services à un client professionnel établi hors de France (y compris dans un pays africain), la TVA française ne s’applique généralement pas. Le lieu d’imposition de la prestation se situe dans le pays du client, en application des règles de territorialité. Le micro-entrepreneur doit néanmoins déclarer ces opérations et disposer d’un numéro de TVA intracommunautaire si le client est situé dans l’Union européenne.
Achats intracommunautaires : un micro-entrepreneur qui achète des biens auprès d’un fournisseur situé dans un autre État membre de l’Union européenne pour un montant supérieur à 10 000 euros par an doit s’identifier à la TVA et acquitter la TVA sur ces acquisitions. Cette situation concerne par exemple les commerçants qui s’approvisionnent en Italie, en Allemagne ou en Espagne.
Import-export avec l’Afrique : les échanges commerciaux avec des pays hors Union européenne (Guinée, Sénégal, Côte d’Ivoire) relèvent du régime douanier. La TVA est due à l’importation, au moment du dédouanement, quel que soit le régime fiscal de l’importateur. Les micro-entrepreneurs qui importent des produits africains pour les revendre en France doivent intégrer cette TVA d’importation dans leur calcul de coûts. Pour approfondir les démarches de création d’entreprise dans la sous-région, l’article sur créer une entreprise au Sénégal ou en Côte d’Ivoire fournit un comparatif utile.
Double activité France-Afrique : certains entrepreneurs de la diaspora exercent simultanément une activité en micro-entreprise en France et une activité commerciale dans leur pays d’origine. Ces deux activités relèvent de systèmes fiscaux distincts. La TVA française ne s’applique qu’aux opérations réalisées sur le territoire français, tandis que la fiscalité locale (comme la TVA guinéenne à 18 %) s’applique dans le pays d’exercice. Il n’existe pas de mécanisme d’imputation croisée entre les deux systèmes.
Les questions de double nationalité franco-africaine et de taux de change viennent ajouter des paramètres supplémentaires à la gestion de ces activités transfrontalières.
Pour les micro-entrepreneurs qui envisagent de se former à la gestion de projets à dimension internationale, les formations en gestion de projet représentent un investissement pertinent, et les frais engagés pourront être pris en compte dans le calcul de la TVA déductible si l’option pour la TVA a été exercée.
À retenir
- Vérifiez chaque année si votre chiffre d’affaires approche le seuil de 25 000 euros : un suivi mensuel évite les mauvaises surprises
- Inscrivez systématiquement la mention « TVA non applicable, article 293 B du CGI » sur toutes vos factures en régime de franchise
- Avant d’opter volontairement pour la TVA, réalisez une simulation sur 12 mois en comparant TVA collectée et TVA déductible
- En cas de dépassement du seuil majoré de 27 500 euros, demandez immédiatement votre numéro de TVA intracommunautaire au SIE
- Conservez l’ensemble de vos factures d’achat pendant six ans minimum pour justifier la TVA déduite en cas de contrôle
Questions fréquentes
Quelle est la TVA applicable à une micro-entreprise en 2026 ?
En 2026, une micro-entreprise bénéficie de la franchise en base de TVA si son chiffre d’affaires annuel ne dépasse pas 25 000 euros, quel que soit le type d’activité (vente de marchandises ou prestations de services). En dessous de ce seuil, aucune TVA n’est facturée aux clients. Au-delà, le micro-entrepreneur doit collecter et reverser la TVA au taux applicable à son activité (20 %, 10 % ou 5,5 % selon les cas).
Après avoir dépassé le seuil de franchise, le micro-entrepreneur doit s’inscrire auprès du service des impôts des entreprises pour obtenir un numéro de TVA. Il choisit ensuite entre le régime réel simplifié (déclaration annuelle avec deux acomptes) et le régime réel normal (déclarations mensuelles). Le paiement s’effectue en ligne via l’espace professionnel sur impots.gouv.fr, par prélèvement ou télérèglement.Comment une micro-entreprise doit-elle payer la TVA après dépassement du seuil ?
Un auto-entrepreneur (micro-entrepreneur) est en principe exonéré de TVA grâce à la franchise en base, tant que son chiffre d’affaires reste sous 25 000 euros. Toutefois, il peut devenir assujetti de deux manières : par dépassement du seuil de franchise, ou par option volontaire. L’assujettissement implique alors de facturer la TVA, de la déclarer et de la reverser à l’administration fiscale.Est-ce qu’un auto-entrepreneur est assujetti à la TVA ?
Non, un auto-entrepreneur en franchise de TVA ne doit pas facturer la TVA. Ses factures doivent porter la mention « TVA non applicable, article 293 B du Code général des impôts ». En revanche, s’il dépasse le seuil de 25 000 euros de chiffre d’affaires annuel ou s’il a opté volontairement pour la TVA, il doit alors facturer la TVA au taux en vigueur et la faire apparaître distinctement sur ses factures.Est-ce qu’un auto-entrepreneur doit facturer la TVA ?
Le retour à la franchise de TVA est possible sous certaines conditions. Si le micro-entrepreneur a été assujetti par dépassement de seuil et que son chiffre d’affaires redescend sous 25 000 euros pendant deux années consécutives, il peut retrouver le bénéfice de la franchise. En revanche, s’il a opté volontairement pour la TVA, il doit attendre la fin de la période d’engagement de deux ans avant de pouvoir renoncer à cette option.Peut-on revenir à la franchise de TVA après avoir été assujetti ?
Les micro entreprises assujetties à la TVA appliquent les mêmes taux que toutes les entreprises françaises : le taux normal de 20 % pour la majorité des biens et services, le taux intermédiaire de 10 % pour la restauration, les travaux de rénovation et certains services, et le taux réduit de 5,5 % pour les produits alimentaires de base, les livres et certains travaux d’amélioration énergétique. Le taux particulier de 2,1 % concerne la presse et certains médicaments.Quels sont les taux de TVA applicables aux micro entreprises assujetties ?
Journaliste économique franco-guinéen. Douze ans de couverture de l Afrique de l Ouest : économie, mines, télécoms et diaspora. Écrit sur les chiffres avec précision, sans sensationnalisme.


